Vocabulaire imprimerie : le guide complet pour tout comprendre

Published On: 5 juin 2026

Le monde de l’imprimerie utilise de nombreux termes techniques qui peuvent sembler complexes au premier abord. Pourtant, des notions comme le grammage, le BAT, le massicot ou encore le dos carré collé interviennent régulièrement dans la réalisation de cartes de visite, flyers, brochures et autres supports de communication.

Comprendre ce vocabulaire permet de mieux échanger avec son imprimeur, d’éviter certaines erreurs et de faire des choix plus adaptés à ses besoins. Dans ce guide pratique, découvrez les principaux termes de l’imprimerie expliqués simplement afin de mieux comprendre chaque étape d’un projet d’impression.

Vocabulaire imprimerie : pourquoi existe-t-il un langage spécifique dans ce secteur ?

L’imprimerie est un métier technique qui existe depuis plusieurs siècles. Avec l’évolution des procédés d’impression et l’apparition de nouvelles technologies, un langage spécifique s’est progressivement développé afin de faciliter la communication entre les différents intervenants d’un projet.

Aujourd’hui, ce vocabulaire permet d’identifier rapidement une opération, une machine ou une caractéristique technique sans ambiguïté. Avant de découvrir les termes les plus courants, il est important de comprendre pourquoi cette terminologie est devenue indispensable dans le secteur.

Un métier technique aux multiples étapes

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, imprimer un document ne consiste pas simplement à appuyer sur un bouton. Chaque projet passe par une succession d’étapes qui nécessitent des contrôles précis.

Avant même le lancement de la production, les fichiers doivent être vérifiés. Les dimensions, les couleurs, les marges de sécurité et les fonds perdus sont contrôlés afin de garantir un résultat conforme. Une fois cette étape validée, l’impression peut commencer.

Le travail ne s’arrête pas là. Les documents passent ensuite par différentes opérations de découpe, de pliage, de reliure ou de finition. Chaque intervention utilise des équipements spécifiques et répond à des contraintes techniques particulières. Pour mieux comprendre certains termes employés par les professionnels du secteur, vous pouvez également consulter notre lexique de l’imprimerie qui regroupe les principales définitions utilisées au quotidien. 

Cette complexité explique pourquoi l’imprimerie possède son propre vocabulaire. Chaque terme correspond à une opération précise et permet aux professionnels de communiquer efficacement sans risque de confusion.

Pourquoi comprendre ces termes facilite vos projets d’impression ?

Même si vous ne travaillez pas dans l’imprimerie, connaître les principaux termes techniques présente de nombreux avantages. Cela vous permet tout d’abord de mieux comprendre les recommandations formulées par votre imprimeur.

Lorsque celui-ci évoque un grammage particulier, un pelliculage ou un rainage, vous êtes en mesure d’identifier immédiatement l’impact de cette opération sur le rendu final. Vous pouvez alors prendre des décisions plus éclairées en fonction de votre budget et de vos objectifs.

Cette connaissance facilite également la préparation de vos fichiers. Beaucoup d’erreurs de production proviennent d’une mauvaise compréhension de certaines notions comme le fond perdu ou les traits de coupe. En maîtrisant ces concepts, vous réduisez les risques de retards ou de corrections de dernière minute.

Enfin, comprendre le vocabulaire de l’imprimerie permet de mieux comparer les devis et d’évaluer les prestations proposées par différents professionnels.

Les termes liés au papier

Le papier constitue la base de la majorité des produits imprimés. Son choix influence directement le rendu visuel, la résistance du document et la perception de qualité par le lecteur. C’est pourquoi plusieurs termes techniques lui sont associés.

Avant de choisir un support d’impression, il est utile de comprendre certaines caractéristiques qui reviennent régulièrement dans les devis et les fiches techniques.

La chair du papier

La chair du papier est un terme souvent méconnu du grand public. Pourtant, il joue un rôle important dans la sensation perçue lorsqu’un document est pris en main.

La chair désigne le volume ou l’épaisseur apparente d’un papier par rapport à son poids. Deux papiers affichant le même grammage peuvent présenter une épaisseur différente selon leur composition et leur mode de fabrication.

Un papier possédant une forte chair semblera plus épais, plus rigide et plus qualitatif. Cette caractéristique est particulièrement appréciée pour les cartes de visite haut de gamme, les invitations ou certains supports premium destinés à valoriser une image de marque.

La chair dépend notamment de la structure interne du papier et de la densité des fibres utilisées lors de sa fabrication. Plus le papier est volumineux pour un poids donné, plus sa chair sera importante.

Le grammage

Le grammage correspond au poids d’un mètre carré de papier exprimé en grammes. Il s’agit probablement de la caractéristique la plus connue dans le domaine de l’impression.

Un flyer promotionnel est généralement imprimé sur un papier compris entre 135 et 170 g/m². Une brochure utilise souvent des papiers de 135 à 250 g/m² selon le nombre de pages et le rendu recherché. Quant aux cartes de visite, elles sont fréquemment produites sur des supports de 300 à 450 g/m².

Le grammage influence directement la rigidité du papier. Plus il est élevé, plus le support est robuste. Cependant, il ne faut pas le confondre avec l’épaisseur réelle du papier puisque la chair peut également entrer en jeu.

Le choix du grammage dépend donc du type de document, de son usage et de l’image que l’entreprise souhaite véhiculer.

Le sens des fibres

Lors de la fabrication du papier, les fibres végétales s’orientent naturellement dans une direction dominante. Cette orientation influence fortement le comportement du support lors des opérations de pliage ou de reliure.

Lorsque le pli est réalisé dans le sens des fibres, le résultat est généralement plus net et plus résistant. En revanche, un pli effectué à contre-fibre peut provoquer des craquelures, particulièrement visibles sur les papiers épais ou couchés.

Le sens des fibres devient particulièrement important pour les brochures, les catalogues ou les supports nécessitant plusieurs plis. Un mauvais choix peut nuire à la qualité finale du produit.

Les imprimeurs prennent donc systématiquement ce paramètre en compte lors de la préparation des travaux.

Le papier couché et non couché

Le papier couché possède une surface traitée qui améliore la restitution des couleurs et des détails. Il offre généralement un rendu plus brillant ou plus satiné et permet d’obtenir des images particulièrement nettes.

Ce type de papier est très utilisé pour les brochures commerciales, les catalogues, les magazines ou les supports publicitaires. Il met efficacement en valeur les visuels et les photographies.

Le papier non couché présente au contraire une surface plus naturelle. Son aspect est souvent plus mat et plus authentique. Il est apprécié pour les correspondances professionnelles, les cartes de visite élégantes ou les documents institutionnels.

Le choix entre papier couché et non couché dépend principalement du message à transmettre et de l’image recherchée.

Les termes utilisés avant l’impression

Avant que les premières feuilles ne sortent de la machine, plusieurs étapes de préparation sont indispensables. Elles permettent de garantir que le document sera imprimé conformément aux attentes du client.

Ces opérations de contrôle et de validation jouent un rôle essentiel dans la qualité du résultat final. Elles permettent également d’éviter de nombreuses erreurs de production.

Le BAT (Bon à Tirer)

Le BAT constitue la dernière validation avant le lancement de l’impression.

Il s’agit d’une épreuve de contrôle qui permet au client de vérifier l’ensemble des éléments présents dans son document. Les textes, les images, les couleurs, les dimensions et la mise en page doivent être examinés avec attention.

Une fois le BAT validé, le document est considéré comme approuvé pour la production. Toute modification ultérieure peut entraîner des coûts supplémentaires et retarder la fabrication.

Cette étape est donc particulièrement importante. Elle représente la dernière occasion de corriger une erreur avant que plusieurs centaines ou milliers d’exemplaires ne soient imprimés.

Le fond perdu

Le fond perdu ou bord perdu est l’une des notions les plus importantes dans la préparation d’un fichier destiné à l’impression. Pourtant, il reste souvent méconnu des personnes qui ne travaillent pas régulièrement avec des imprimeurs.

Le fond perdu correspond à une zone supplémentaire ajoutée tout autour du document. Cette marge de sécurité permet de compenser les légères variations qui peuvent apparaître lors de la découpe des feuilles imprimées.

Concrètement, lorsqu’un visuel ou une couleur doit aller jusqu’au bord du document, il ne faut jamais s’arrêter au format final. Les éléments graphiques doivent dépasser légèrement afin d’éviter l’apparition d’un liseré blanc après la découpe. Dans la majorité des cas, le fond perdu est de 3 mm sur chaque côté.

Prenons l’exemple d’un flyer au format A5. Si une photographie doit couvrir l’intégralité de la surface, celle-ci devra être prolongée au-delà des dimensions finales du document. Sans cette précaution, le moindre décalage de coupe pourrait devenir visible.

Aujourd’hui, le fond perdu est considéré comme un standard dans le secteur de l’impression professionnelle. Son absence constitue d’ailleurs l’une des erreurs les plus fréquentes rencontrées lors de la réception des fichiers clients.

Les traits de coupe

Les traits de coupe sont de petits repères placés à l’extérieur du document. Ils servent à indiquer précisément l’endroit où la feuille devra être découpée après l’impression.

Ces marques techniques ne sont jamais visibles sur le produit final. Elles sont uniquement destinées aux machines et aux opérateurs chargés des opérations de finition.

Grâce à ces repères, la découpe peut être réalisée avec une grande précision, même sur des productions importantes comprenant plusieurs milliers d’exemplaires. Les traits de coupe facilitent également l’alignement des documents lors des opérations de massicotage.

Bien qu’ils puissent sembler insignifiants, ces repères jouent un rôle essentiel dans la qualité finale du produit imprimé. Une mauvaise gestion des traits de coupe peut entraîner des décalages visuels ou des dimensions incorrectes.

Le calage

Le calage désigne l’ensemble des réglages effectués sur une machine avant le lancement définitif de l’impression.

Cette phase permet d’obtenir un rendu conforme aux attentes du client. Les opérateurs ajustent notamment les couleurs, la densité d’encre, le positionnement des éléments graphiques ainsi que différents paramètres mécaniques de la presse.

En impression offset, plusieurs feuilles de test sont souvent nécessaires avant d’obtenir un résultat parfaitement équilibré. Ces feuilles servent uniquement aux réglages et ne font généralement pas partie du tirage livré au client.

Le calage représente une étape cruciale car il garantit la stabilité de la production. Une machine correctement réglée produira des documents homogènes du premier au dernier exemplaire.

C’est également l’une des raisons pour lesquelles les très petites quantités peuvent être relativement coûteuses en impression offset. Une partie du temps de production est consacrée à ces réglages indispensables.

Les machines et outils incontournables de l’imprimerie

Imprimerie en ligne

Imprimerie en ligne

L’impression moderne repose sur des équipements de haute précision capables de produire rapidement des supports de qualité. Chaque machine intervient à un moment spécifique du processus de fabrication.

Certaines sont dédiées à l’impression elle-même, tandis que d’autres assurent les opérations de découpe, de pliage ou de finition. Comprendre leur rôle permet de mieux appréhender les différentes étapes de production.

Le massicot

Le massicot est l’un des outils les plus emblématiques de l’imprimerie. Il s’agit d’une machine conçue pour découper avec précision de grandes piles de papier.

Contrairement à un simple cutter ou à une cisaille de bureau, le massicot industriel peut traiter plusieurs centaines de feuilles en une seule opération tout en garantissant une coupe parfaitement droite.

Cette machine est utilisée pour mettre les documents au format définitif après l’impression. Les flyers, cartes de visite, affiches, brochures et nombreux autres supports passent par cette étape avant leur livraison.

La précision du massicot est essentielle. Un écart de quelques millimètres seulement peut compromettre l’esthétique du produit final. C’est pourquoi ces équipements bénéficient aujourd’hui de systèmes de guidage et de mesure particulièrement performants.

La presse d’impression

La presse constitue le cœur de la production en imprimerie. C’est elle qui transfère l’encre sur le support afin de reproduire les textes, les images et les éléments graphiques.

Il existe plusieurs types de presses selon les technologies utilisées. L’impression offset reste une référence pour les grandes quantités grâce à sa qualité et à sa régularité. L’impression numérique est quant à elle particulièrement adaptée aux petites séries et aux délais courts.

Les presses modernes sont capables d’imprimer à grande vitesse tout en maintenant une excellente fidélité des couleurs. Certaines machines peuvent produire plusieurs milliers de feuilles par heure.

La qualité du résultat dépend non seulement de la machine elle-même, mais également des réglages effectués lors du calage et du choix des supports utilisés.

La plieuse

Comme son nom l’indique, la plieuse est une machine destinée à réaliser les plis sur différents documents imprimés.

Elle est largement utilisée pour la fabrication des dépliants publicitaires, des notices, des programmes ou encore des brochures. Grâce à son automatisation, elle garantit une grande régularité dans le positionnement des plis.

Selon les besoins, plusieurs types de plis peuvent être réalisés. On retrouve notamment le pli simple, le pli roulé, le pli accordéon ou encore le pli portefeuille.

La qualité du pliage dépend de nombreux facteurs, notamment du grammage du papier et du respect du sens des fibres. C’est pourquoi cette opération nécessite un véritable savoir-faire technique.

La table de découpe

La table de découpe est un équipement utilisé pour réaliser des formes spécifiques impossibles à obtenir avec un massicot traditionnel.

Elle permet notamment de produire des supports personnalisés, des emballages, des présentoirs ou encore des étiquettes aux contours complexes. Grâce à un système de découpe piloté par ordinateur, elle suit avec précision les tracés définis dans le fichier graphique.

Cette technologie offre une grande liberté créative. Les entreprises peuvent ainsi concevoir des supports originaux capables de se démarquer visuellement.

Les tables de découpe sont aujourd’hui largement utilisées dans les secteurs de la communication, du packaging et de l’impression grand format.

Le façonnage : l’étape qui donne vie au produit fini

Contrairement à une idée reçue, l’impression n’est souvent qu’une étape intermédiaire. Une fois les feuilles imprimées, plusieurs opérations complémentaires sont généralement nécessaires pour transformer ces documents en produits finis prêts à être utilisés.

Ces interventions sont regroupées sous le terme de façonnage. Elles permettent d’améliorer l’apparence, la fonctionnalité et la durabilité des supports imprimés.

Qu’est-ce que le façonnage ?

Le façonnage désigne l’ensemble des opérations réalisées après l’impression afin de donner sa forme définitive au produit.

Cette étape peut inclure la découpe, le pliage, l’assemblage, le rainage, la reliure ou encore certaines finitions spécifiques. Le type de façonnage dépend naturellement du support concerné.

Une carte de visite ne nécessitera pas les mêmes opérations qu’un catalogue de plusieurs dizaines de pages ou qu’un dépliant promotionnel.

Le façonnage joue un rôle déterminant dans la qualité perçue du produit final. Une impression parfaite peut perdre beaucoup de valeur si les finitions ne sont pas réalisées avec précision.

Le pliage

Le pliage consiste à créer une ou plusieurs pliures sur un document imprimé afin de réduire son format ou d’organiser son contenu.

Cette opération est très fréquente dans la fabrication des dépliants commerciaux, des brochures et des supports d’information.

Plusieurs techniques existent selon le résultat recherché. Le pli simple reste le plus courant, mais d’autres configurations permettent de créer des documents plus élaborés et plus interactifs.

Un pliage de qualité garantit une bonne lisibilité du document et améliore l’expérience utilisateur. Il contribue également à l’image professionnelle de l’entreprise qui diffuse le support.

Le rainage

Le rainage est une opération souvent méconnue du grand public, mais pourtant indispensable dans de nombreux projets d’impression. Il consiste à créer une légère empreinte ou un sillon dans le papier afin de faciliter son pliage.

Cette technique est particulièrement utilisée sur les papiers épais ou rigides. Sans rainage, le pliage pourrait provoquer des craquelures visibles, notamment sur les supports couchés ou fortement imprimés. Ces marques peuvent altérer l’aspect esthétique du document et donner une impression de mauvaise qualité.

Le rainage permet d’obtenir un pli net, précis et durable. Il est fréquemment utilisé pour les cartes de vœux, les chemises à rabats, les invitations premium ou encore certains dépliants haut de gamme.

Bien que cette opération puisse sembler discrète, elle contribue fortement à la qualité perçue du produit final. Elle illustre parfaitement l’importance des détails dans l’univers de l’imprimerie professionnelle.

La découpe à la forme

La découpe à la forme permet de sortir du traditionnel format rectangulaire. Grâce à cette technique, il devient possible de créer des supports aux contours personnalisés.

Cette opération repose sur l’utilisation d’un outil de découpe spécialement conçu selon la forme souhaitée. Une fois installé sur la machine, cet outil permet de reproduire avec précision le même contour sur l’ensemble du tirage.

La découpe à la forme est particulièrement appréciée dans les campagnes marketing cherchant à attirer l’attention. Elle est utilisée pour les étiquettes, les cartes promotionnelles, les packagings, les présentoirs ou encore certains supports événementiels.

En offrant davantage de créativité, cette technique permet aux entreprises de se démarquer visuellement et de renforcer l’impact de leurs supports de communication.

Le pelliculage

Le pelliculage consiste à appliquer un film très fin sur la surface d’un document imprimé. Cette couche de protection améliore à la fois l’esthétique et la résistance du support.

Plusieurs types de pelliculage existent. Le pelliculage brillant intensifie les couleurs et apporte davantage d’éclat aux visuels. Le pelliculage mat offre un rendu plus élégant et plus sobre. Le pelliculage soft touch, quant à lui, procure une sensation douce et veloutée particulièrement appréciée sur les supports haut de gamme.

Au-delà de son aspect esthétique, le pelliculage protège les documents contre les rayures, l’humidité et l’usure liée aux manipulations répétées.

Cette finition est très courante sur les cartes de visite, les couvertures de brochures, les menus de restaurant ou encore les supports commerciaux destinés à être conservés dans le temps.Consultez notre article sur le choix du pelliculage si vous souhaitez en savoir davantage sur le sujet. 

Les principaux types de reliure

La reliure permet d’assembler plusieurs pages afin de former un document cohérent et facile à consulter. Le choix de la reliure influence directement l’apparence du support, son confort d’utilisation et sa durabilité.

Selon le nombre de pages, le budget disponible et l’usage prévu, plusieurs solutions peuvent être envisagées.

Le dos carré collé

Le dos carré collé est l’une des reliures les plus utilisées pour les catalogues, les magazines épais et les livres.

Cette technique consiste à assembler les pages à l’aide d’une colle appliquée sur la tranche du document. Une couverture vient ensuite recouvrir l’ensemble afin de former un dos parfaitement plat.

Le principal avantage du dos carré collé réside dans son aspect professionnel. Il offre une présentation soignée et valorise immédiatement le contenu. C’est également une solution adaptée aux documents comportant un grand nombre de pages.

Grâce à son excellent rapport qualité-prix, cette reliure est aujourd’hui largement utilisée dans les secteurs de l’édition, de la communication et du marketing.

La reliure spirale

La reliure spirale repose sur l’insertion d’une spirale métallique ou plastique dans une série de perforations réalisées sur le bord des pages.

Cette solution présente plusieurs avantages. Elle permet notamment une ouverture complète du document et facilite sa consultation à plat. Elle est donc particulièrement adaptée aux catalogues techniques, aux manuels de formation, aux supports pédagogiques ou aux blocs-notes.

La reliure spirale offre également une bonne résistance dans le temps. Les pages restent solidement maintenues tout en conservant une excellente maniabilité.

Son aspect est généralement plus fonctionnel que premium, mais elle demeure très appréciée pour les documents destinés à être utilisés régulièrement.

La reliure agrafée

La reliure agrafée, également appelée piqûre à cheval, consiste à assembler les pages à l’aide de deux agrafes métalliques placées au centre du document.

Cette technique est simple, économique et rapide à mettre en œuvre. Elle convient parfaitement aux brochures, aux programmes, aux livrets institutionnels ou aux catalogues de faible pagination.

L’un de ses principaux avantages réside dans son coût réduit. Elle permet de produire des documents professionnels sans nécessiter un budget important.

En revanche, cette solution reste limitée à un certain nombre de pages. Au-delà d’un volume trop important, d’autres types de reliures deviennent plus adaptés.

La reliure dos cousu

La reliure dos cousu est souvent considérée comme l’une des solutions les plus robustes du marché.

Avant d’être assemblés, les cahiers composant le document sont cousus entre eux à l’aide d’un fil. Cette technique garantit une excellente solidité et une grande longévité.

Le dos cousu est fréquemment utilisé pour les ouvrages haut de gamme, les livres d’art ou les publications destinées à être conservées pendant de nombreuses années.

Même si son coût est plus élevé que celui d’autres reliures, il représente un investissement pertinent lorsque la durabilité constitue un critère essentiel.

Les finitions qui valorisent vos imprimés

Les finitions permettent d’améliorer l’apparence d’un document et de renforcer sa valeur perçue. Elles constituent souvent la touche finale qui transforme un support classique en outil de communication premium.

Certaines finitions ont une fonction esthétique tandis que d’autres contribuent également à la protection du document.

Le vernis sélectif

Le vernis sélectif consiste à appliquer un vernis transparent uniquement sur certaines zones du document.

Cette technique permet de créer des contrastes visuels et tactiles particulièrement élégants. Un logo, un titre ou un élément graphique peut ainsi être mis en valeur sans modifier le reste du support.

Le vernis sélectif est très apprécié sur les cartes de visite haut de gamme, les plaquettes commerciales ou les couvertures de brochures.

Son effet subtil attire naturellement le regard et renforce la perception de qualité.

La dorure à chaud

La dorure à chaud consiste à transférer un film métallique sur le support à l’aide d’une combinaison de chaleur et de pression.

Cette finition est souvent réalisée avec des teintes or ou argent, mais d’autres couleurs sont également disponibles.

La dorure apporte immédiatement une dimension luxueuse au document. Elle est particulièrement utilisée pour les invitations, les cartes premium, les emballages de prestige et certains supports événementiels.

Grâce à son rendu brillant et raffiné, elle contribue fortement à valoriser l’image de marque.

Le gaufrage

Le gaufrage est une technique qui permet de créer un relief directement dans le papier.

Cette finition est obtenue grâce à une pression exercée entre deux formes spécialement conçues pour déformer localement le support.

Le résultat est à la fois visuel et tactile. Le lecteur peut ressentir le relief en passant simplement les doigts sur la surface du document.

Le gaufrage est souvent utilisé pour mettre en valeur un logo, un emblème ou certains éléments graphiques stratégiques.

Le marquage à chaud

Le marquage à chaud repose sur un principe proche de la dorure à chaud. Toutefois, il ne se limite pas aux effets métalliques.

Cette technique permet d’appliquer différents films décoratifs afin de créer des rendus originaux et personnalisés.

Le marquage à chaud est très apprécié pour les supports premium nécessitant un fort impact visuel. Il apporte une touche distinctive tout en renforçant le caractère haut de gamme du document.

Les termes que vous rencontrerez le plus souvent chez votre imprimeur

Le vocabulaire de l’imprimerie est vaste. Toutefois, certains termes reviennent beaucoup plus fréquemment que d’autres lors de la préparation d’un projet.

Retenir ces notions vous permettra de mieux comprendre les échanges avec votre imprimeur et de gagner du temps lors de la validation de vos travaux.

Les 10 termes indispensables à retenir

Les termes que vous rencontrerez le plus souvent sont :

  • Chair du papier : volume apparent du papier.
  • Grammage : poids du papier exprimé en g/m².
  • BAT : validation finale avant impression.
  • Calage : réglages effectués avant la production.
  • Fond perdu : marge de sécurité destinée à la découpe.
  • Massicot : machine utilisée pour la découpe des documents.
  • Façonnage : ensemble des opérations réalisées après l’impression.
  • Rainage : préparation du papier avant pliage.
  • Pelliculage : film de protection appliqué sur le document.
  • Dos carré collé : type de reliure utilisé pour les catalogues et les livres.

Le vocabulaire de l’imprimerie peut sembler technique lors d’un premier contact avec ce secteur. Pourtant, derrière chaque terme se cache une notion simple qui participe directement à la qualité du produit final.

De la chair du papier au dos carré collé, en passant par le calage, le massicot ou le façonnage, chaque étape possède son importance dans le processus de fabrication. Comprendre ces expressions permet de mieux communiquer avec son imprimeur, de préparer ses fichiers plus efficacement et de faire des choix adaptés à ses objectifs.

Que vous réalisiez des cartes de visite, des flyers, des brochures ou des supports grand format, maîtriser ces notions vous aidera à réussir vos projets d’impression tout en gagnant en autonomie lors de vos échanges avec les professionnels du secteur.

FAQ : Le vocabulaire de l’imprimerie

Le vocabulaire de l’imprimerie peut sembler technique lorsque l’on découvre ce secteur. Pourtant, comprendre quelques termes essentiels permet de mieux échanger avec son imprimeur, de préparer correctement ses fichiers et de faire les bons choix pour ses supports de communication. Retrouvez ci-dessous les réponses aux questions les plus fréquentes sur les principaux termes utilisés dans le monde de l’impression.

La chair du papier désigne son volume ou son épaisseur apparente par rapport à son poids. Deux papiers ayant le même grammage peuvent présenter une chair différente.

Le grammage correspond au poids du papier exprimé en g/m². L’épaisseur dépend quant à elle de la structure et de la densité des fibres utilisées lors de sa fabrication.

Le calage permet de régler les machines avant le lancement de l’impression afin d’obtenir des couleurs, un positionnement et une qualité conformes aux attentes.

Le massicot est une machine de découpe utilisée pour mettre les documents imprimés au format final avec une grande précision.

Le fond perdu permet d’éviter l’apparition de bordures blanches après la découpe du document en ajoutant une marge de sécurité autour du format final.

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